Portefeuilles et Perspectives
Les particuliers reprennent goût à la Bourse. C'est ce que nous constatons chez B* Capital autant au niveau de nos clients gérés qui nous confient de nouveaux capitaux dans une logique de long terme que de nos clients en conseil, parfois plus joueurs qui veulent profiter d'un environnement à court terme porteur.
Entre les tensions sur les obligations et les craintes sur l'immobilier, les marchés d'actions offrent par défaut plus de potentiel pour les investisseurs privés. Les performances des grands indices européens et la multiplication des OPA et des privatisations les encouragent indéniablement en ce sens. Les aberrations de 2004, année durant laquelle les excellents résultats des entreprises ne se traduisaient pas dans les performances de la Bourse, ont été corrigées mais les indices restent largement en-deça des niveaux de l'an 2000. Clairement, la tendance reste à la hausse. Au niveau mondial, nous sommes plus spécialement confiants sur le Japon et sur la zone euro. Début octobre, les indices se sont certes repliés, mais ce mouvement nous paraît normal et relève de fluctuations de court terme.
Nous en avons d'ailleurs profité pour renforcer nos positions dans l'énergie. A long terme, nous restons convaincu que les prix du pétrole se maintiendront sur des niveaux élevés mais depuis trois mois, nous ne voulions plus surpayer certaines valeurs devenues trop spéculatives. Dans ce secteur, nous incluons Total, sur lequel nous affichons un objectif minimum de 230 euros et l'espagnol Gamesa (énergie éolienne) qui affiche des perspective attrayantes.
Parmi les thèmes d'investissement, nous nous intéressons aux opérations financières, misant notamment sur Atos Origin et sur Danone. Malgré les démentis, le groupe agro-alimentaire est en embuscade. Si la parenthèse PepsiCo a été refermée, d'autres prédateurs pourraient surgir.
Dans les portefeuilles, nous réservons aussi une part non négligeable au luxe, intégrant les incontournables du secteur, à savoir PPR, qui s'est repositionné via Gucci, et LVMH. La valorisation se trouve en bas de fourchette alors que le marché attend pourtant une croissance forte notamment en Asie. Sur LVMH un objectif de 78 euros ne nous paraît donc pas inatteignable et sur PPR, nous visons la zone des 120 EUR.
En marge de ces grands thèmes, nous retenons Allianz que nous considérons comme un bon vecteur pour miser sur le redressement de l'économie allemande et qui est dans une excellente configuration technique. Nous gardons aussi confiance dans Carrefour qui est décotée sur une base historique malgré une solide croissance à l'international et de gros efforts de restructuration.
Enfin avec un biais plus contrariant, nous misons sur France Telecom. Vers 22 EUR l'opérateur offre un rendement de plus de 4 % et un PER de 11 fois alors même que la 3 G devrait au cours de l'année 2006 compenser la baisse du chiffre d'affaire de la téléphonie fixe qui inquiète aujourd'hui.
Bruno LAYLE
Responsable régional de B* Capital pour le grand Sud Est.
B* Capital, société de bourse, filiale à 100 % de BNP PARIBAS est dédiée au conseil et à la gestion de titres vifs